Identité nationale 2013

Résultats détaillés

Ce qu’il faut retenir

  • 2 055 questionnaires reçus
  • 6 000 personnes contactées et relancées trois fois
  • une sensibilisation téléphonique en amont et un rappel avec l'envoi du 4ème courrier
  • terrain réalisé entre mars et juin

L’ISSP 2013 aborde pour la seconde fois en France plusieurs thématiques en lien avec les questions d’identité nationale :

Quel est le degré d’attachement des personnes interrogées à leur pays ? Quels sont aussi leurs jugements sur les étrangers ? Comment perçoivent-ils la mondialisation ? Comment considèrent-ils l’Union européenne ?

– L’attachement à la France : à quelle unité du territoire est-on le plus lié ? Les ancrages locaux définissent-ils mieux les individus que le sentiment d’être Européen ? Quels sont les traits les plus caractéristiques des Français ? Dans quels domaines peut-on se dire fier, ou à l’inverse déçu, de son pays ?

– La place des immigrés dans la société française : comment les immigrés sont-ils perçus ? Dynamisent-ils la société et l’économie en y introduisant de nouvelles idées ? Ou bien constituent-ils une menace pour la France ? Faut-il privilégier un modèle d’assimilation où les immigrés renoncent à leurs particularités ? Ou faut-il plutôt favoriser une logique d’intégration par l’échange et le respect des différences culturelles ?

– Les relations entre la France et les autres pays : quelle devrait être la position de la France par rapport aux grandes questions de politique internationale ? Dans quelle mesure la mondialisation des échanges suscite-t-elle des tentations protectionnistes ? Les intérêts nationaux doivent-ils prévaloir en matière économique, culturelle ou environnementale ? Comment le gouvernement français doit-il se situer par rapport aux décisions des organisations internationales ?

– L’Europe et la France : comment considérer l’Union européenne ? constitue-t-elle une change pour la France ou au contraire une difficulté ? Faut-il lui conférer plus ou moins de pouvoir ?

Les résultats permettent de mieux comprendre les évolutions des opinions depuis 2003, date de la précédente enquête ISSP menée sur le même thème en France.

 

Analyse et commentaires suivants rédigés par Pierre Bréchon
Institut d’études politiques de Grenoble, PACTE
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Identité et fierté nationale

Pour être considéré comme "vraiment Français", presque tous les aspects évoqués dans la question sont considérés comme importants par une large majorité d’enquêtés, sauf l’appartenance à la religion catholique. Le vieux vocable «catholique et français» ne correspond donc plus à une valorisation identitaire forte.
Pour être reconnu comme « vraiment français », il faut avant tout respecter la loi et les institutions du pays (94 % trouvent cela très ou assez important), parler la langue (93 %), se sentir français (89 %), avoir la nationalité du pays (86 %). Ce sont donc avant tout les manifestations d’une inclusion effective dans le pays qui font qu’on est perçu comme français.
Avoir vécu la plus grande partie de sa vie en France (70 %), y être né (64 %), avoir des origines françaises (44 %) sont des éléments importants mais moins valorisés que les précédents. Au fond, la conception de l’identité nationale est moins dépendante des origines des individus que des manifestations tangibles qu’ils peuvent donner de leur intégration effective.
Presque tous les éléments sont en légère hausse par rapport à 2003, comme si la population devenait plus exigeante pour considérer quelqu’un comme vraiment français.

La question précédente permet de construire un indice mesurant le degré de valorisation de l’identité nationale, ce qu’on peut aussi appeler un degré d’adhésion à un nationalisme identitaire, selon qu’on trouve importante ou pas chacune des caractéristiques du « vrai Français ». On peut alors comparer de manière synthétique avec 2003, selon l’orientation politique.
L’indice confirme que le nationalisme identitaire s’est légèrement renforcé de 2003 à 2013 : il concerne désormais 34 % des Français contre 30 % en 2003. La valorisation de l’identité nationale est beaucoup plus importante à droite qu’à gauche. Le renforcement du nationalisme de 2003 à 2013 s’explique essentiellement par l’évolution des personnes de droite, celles qui se réclament de la gauche étant parfaitement stables. Le nationalisme identitaire fort, qui réunissait 43 % des personnes de droite, en convainc aujourd’hui 52 %. Contrairement à l’image médiatisée d’une droitisation de la société française, c’est donc plutôt une droitisation de la droite que l’on observe ici.

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Avec ce même indice, on peut préciser quelles sont les catégories les plus ou les moins marquées par le nationalisme identitaire. S’il y a peu d’écart entre hommes et femmes (les premiers sont cependant légèrement plus nationalistes), les écarts sont importants selon l’âge et le niveau d’études.
Le graphique montre que ces deux variables – fortement liées entre elles puisque la population jeune est plus diplômée que les personnes âgées – ont chacune un effet. Quelle que soit la classe d’âge à laquelle on appartient, avoir fait des études longues conduit à un nationalisme plus faible. Par contre, pour un même niveau d’études, la génération à laquelle on appartient n’a un effet que parmi les personnes faiblement scolarisées. Il n’y a pas d’effet d’âge parmi les personnes fortement éduquées. La culture scolaire est au total une variable plus déterminante que l’âge ou la génération. Elle semble éviter le repli identitaire et ouvrir au monde.

La fierté nationale apparaît très stable sur la dernière décennie : en 2013 comme en 2003, 90 % des répondants se déclarent très ou plutôt fiers d’être français (avec respectivement 29 et 51 % en 2003, 28 et 52 % en 2013). Ce qui confirme les résultats de l’enquête sur les valeurs des Européens : le niveau de fierté nationale avait un peu augmenté dans les deux dernières décennies du XXème siècle, mais est stable depuis. Le niveau de fierté nationale est en France un peu en-dessous de la moyenne de l’Union européenne, les pays les plus fiers d’eux-mêmes étant l’Irlande, Malte, Chypre, La Grèce e la Slovénie, les moins fiers étant l’Allemagne et la Lituanie.
La fierté nationale des Français est toutefois loin d’être sans nuances.
Les Français sont toujours très fiers de leur histoire (81 % de très ou assez fiers), des performances technologiques et scientifiques du pays (79 %), de son système de sécurité sociale (79 % contre 70 % en 2003), des arts et de la littérature (73 %), de l’armée française (71 %) et des performances de leurs sportifs (61 %). Mais seulement un tiers sont fiers du sens de la justice et de l'équité dont le pays fait preuve. Et ce sont les performances économiques dont les Français sont les moins fiers : 17 % contre 26 % en 2003.

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Il n'y a toutefois pas d'évolution univoque de la fierté. C’est pour l’armée qu’on observe la plus forte progression, le sentiment de fierté passant de 51 % en 2003 à 71 % en 2013, ce qui est congruent avec ce qu’on a pu observer dans d’autres enquêtes. L’armée est aujourd’hui considérée comme aidant à la défense de la paix dans le monde et comme un rempart contre le terrorisme, alors qu’elle était surtout considérée autrefois comme défendant les intérêts coloniaux du pays.
L’image de l’armée s’améliore dans toutes les catégories de la population. Mais l’amélioration est particulièrement importante chez les personnes de gauche, puisque la bonne image de l’armée progresse chez eux de 25 points, rattrapant une grande partie de son retard sur les personnes de droite. L’armée clive moins qu’autrefois entre droite et gauche. Et les jeunes ne sont guère moins fiers de l’armée que leurs aînés, mais c’était déjà le cas en 2003.

Les Français sont plus mitigés sur le fonctionnement de la démocratie française (52 % en sont fiers) et sur l’influence politique de la France dans le monde. Sur ce dernier point, la chute du sentiment de fierté nationale depuis 2003 est assez conséquente (de 59 % à 47 %).
Elle est surtout due aux individus de droite et du centre, qui sont beaucoup plus critiques en 2013, dans un contexte où la France est gouvernée par la gauche. Les personnes de gauche jugent au contraire légèrement mieux la place internationale de la France. La couleur politique du gouvernement semble ici assez largement explicative des évolutions enregistrées. Le sentiment de perte d’influence est probablement assez partagé, mais il touche inégalement les différentes composantes politiques de la population selon les gouvernements en place.

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La question, posée seulement en 2013, ne définit pas ce qu’est le patriotisme mais cherche à appréhender s’il est perçu positivement ou négativement dans l’opinion. De fait, les sentiments patriotiques semblent être plutôt favorablement considérés. 61 % jugent que le patriotisme est utile pour l’unité du pays et 53 % qu’il permet de renforcer la place de la France dans le monde. Seulement un gros tiers des répondants sont plus négatifs, estimant que le patriotisme rend intolérant et génère des attitudes négatives à l’égard des immigrés.
A partir de ces quatre questions, on peut construire un indice synthétique permettant d’isoler 45 % de personnes qui valorisent fortement le patriotisme. Ce sont plus souvent des hommes, plutôt âgés (55 % de patriotes chez les 65 ans et plus), qui n’ont fait que des études courtes mais ont plutôt un niveau conséquent de revenus. L’échelle gauche droite est ce qui clive le plus le patriotisme : le patriotisme fort réunit 65 % des personnes qui s’identifient à la droite mais seulement 30 % de celles qui s’identifient à la gauche.

Perception des immigrés et des minorités ethniques

La perception des immigrés et des minorités ethniques est appréhendée par de nombreuses questions, ce qui permet de dresser un panorama plus nuancé que dans beaucoup de sondages médiatiques.
Comme on pouvait s’y attendre en fonction de nombreuses enquêtes ayant déjà posé une question du même type, une majorité de Français voudrait une réduction du nombre d’immigrés. La comparaison avec 2003 montre une légère augmentation des positions défavorables à leur égard.

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Dans la première moitié du graphique, les réponses apparaissent très partagées. Les personnes interrogées ont plutôt tendance à considérer que les immigrés font monter la criminalité : 41 % partagent cette idée, mais 31 % y sont opposés, le reste hésitant ou ne sachant pas répondre à cette question. 30 % des répondants pensent que les immigrés prennent le travail des personnes nées en France mais 42 % rejettent cette idée. Les immigrés ne sont pas davantage vus comme une menace pour « la culture française » : si un gros tiers des répondants est plutôt craintif à cet égard, le même pourcentage trouve que l’ouverture à de nouvelles cultures est bénéfique pour la société.
La deuxième partie du graphique montre que l’image des immigrés dépend surtout de leur situation, selon qu’ils sont clandestins ou réguliers. Les clandestins sont particulièrement mal considérés : 63 % voudraient des mesures plus sévères pour les renvoyer dans leur pays d’origine. Par contre ceux qui sont en situation régulière sont beaucoup mieux acceptés : 84 % considèrent qu’ils ont les mêmes droits que les Français à l’école publique.
Ces réponses renvoient l’image d’une France plus tolérante que les médias ou l’actualité politique ne le laissent croire. Lorsque la comparaison est possible entre 2003 et 2013, c’est plutôt la stabilité qui domine.
L’idée d’égalité complète des droits entre Français et immigrés réguliers reste cependant minoritaire, voire en recul entre 2003 et 2013 (dernière ligne du graphique).

Certaines des réponses concernant la perception des immigrés étant très corrélées entre elles, un indice synthétique a été construit pour 2013 qui permet de distinguer 33 % de personnes favorables aux immigrés, 29 % mitigées et 39 % défavorables. Il est très fortement corrélé au nationalisme identitaire. Les personnes très nationalistes ne sont que 8 % à être favorables aux immigrés et les nationalistes mitigés 36 %, tandis que les peu nationalistes sont 72 % à être positifs à l’égard des immigrés.
Dans l’ISSP comme dans bon nombre d’autres enquêtes nationales ou internationales, il apparaît clairement que les perceptions des immigrés sont très liées au niveau d’études et à l’orientation politique des individus. Plus on a un niveau scolaire élevé, plus on est favorable aux immigrés. Et les personnes de gauche sont beaucoup plus favorables que celles de droite. Les deux variables ont chacune un effet important : la perception positive de l’immigration passe donc de 7 % chez les personnes de droite ayant un faible niveau scolaire à 76 % chez celles de gauche avec un niveau scolaire élevé. A noter que l’effet de l’éducation est moins fort chez les personnes orientées à droite.

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L’appartenance socioprofessionnelle est aussi très clivante. Les perceptions positives des immigrés sont de l’ordre de 52 % chez les cadres supérieurs, 40 % chez les professions intermédiaires, 29 % chez les professions indépendantes, 28 % chez les employés et 19 % chez les ouvriers. Ces résultats vont dans le sens des thèses qui expliquent les opinions sur l’immigration par le degré de proximité avec les immigrés. Les cadres ont moins l’occasion d’être en relation avec des immigrés, ils ne sont que rarement en concurrence pour l’emploi, à la différence des ouvriers. Le graphique montre que l’effet des appartenances sociales n’est pas réductible à l’effet scolaire : pour une même catégorise sociale, il subsiste une différence – souvent importante – selon le niveau scolaire.
Les perceptions de l’immigration sont un peu plus favorables chez les femmes. Elles sont peu liées à l’âge même si les personnes de plus de 55 ans sont moins favorables, peu liées au revenu même si les plus aisés sont un peu plus positifs à leur égard. Les franciliens sont sensiblement plus ouverts, favorables aux immigrés à 49 %. On retrouve ici le même clivage que pour le nationalisme identitaire : les grandes villes sont plus ouvertes aux immigrés que les petites et les campagnes.
Si l’opinion est un peu moins favorable qu’avant aux immigrés, les logiques structurelles qui contribuent à construire les opinions sont toujours les mêmes.

Selon près de 60 % des Français, partager les coutumes et traditions nationales est nécessaire pour être complètement français. Autrement dit, pour beaucoup, les traditions du pays font partie intégrante de l’identité française. Ils attendent donc des minorités ethniques qu’elles se fondent dans la société et ne se singularisent pas par l’expression de leur propre culture. De ce point de vue, l’idée que le gouvernement puisse aider les minorités à préserver leurs coutumes reçoit très peu d’approbation. On n’observe à peu près pas d’écart à 10 ans d’intervalle sur ces questions. La société française reste donc très assimilationniste.
Ce diagnostic doit néanmoins être nuancé. Une nouvelle question a été introduite en 2013 pour mesurer l’acceptation du pluralisme en matière culturelle. Les réponses font très nettement apparaître que ce qui est demandé aux immigrés, c’est surtout de faire les efforts nécessaires pour adopter la culture française, sans pour autant les contraindre à abandonner la leur. Autrement dit, ils peuvent conserver leurs habitudes, à condition qu’elles ne dérangent pas et probablement qu’ils sachent limiter l’expression de cette culture aux espaces privés et familiaux. Si les Français demeurent marqués par la conception républicaine de l’assimilation, ils n’en sont pas moins ouverts à l’idée de double culture.

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Jugements à l'égard de l'Europe

Le jugement sur le profit que la France tire de son adhésion à l’Union européenne a peu évolué depuis 2003. Le bilan de cette appartenance continue d’être globalement jugé positivement. Il est même étonnant de voir qu’en cette période de montée de l’euroscepticisme, les opinions positives sur l’intérêt que la France retire de son appartenance à l’Union passent de 42 % à 45 %.
Seulement un quart des Français estime que la France devrait suivre les décisions de l’Union lorsqu’elle n’est pas d’accord, 41 % étant défavorables et 29 % indécis. Il y a là un signe assez clair de faible attachement à l’Europe comme cadre politique supranational. Autrement dit, beaucoup acceptent l’Union mais voudraient que la France y soit toujours en position de force. Ils restent favorables à la construction européenne mais sur un mode critique, en jouant de stratégies de tensions avec les instances communautaires. L’évolution est ici sensible : en 2003, 35 % étaient favorables à la position supranationale, 36 % opposés et 29 % hésitants.

Un tiers des Français veut que l’UE ait moins de pouvoirs que les gouvernements nationaux, un tiers veut maintenir les choses en l’état, alors que seulement 17 % sont en faveur d’un plus grand pouvoir des instances européennes. Près de 15 % ne savent en fait pas répondre à cette question compliquée de la répartition des pouvoirs entre Union européenne et pays membres.
Les résultats n’ont pas beaucoup changé en dix ans, contrairement à ceux de la question sur le référendum "pour ou contre le maintien de la France dans l'Union". L'évolution est ici très nette : si le maintien dans l'Union reste le choix très largement majoritaire, celui-ci perd 11 points.

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A partir des questions précédentes, on calcule un indice de fort soutien à l'Europe, soit 40 % de la population en 2013.
Par rapport à ce niveau, le graphique mesure les écarts observés selon l'orientation politique et les différents positionnements dans la société.
Les logiques sociales du soutien à l'Europe sont importantes : on y est d'autant plus favorable qu'on a fait des études longues, alors que l'âge est à peu près sans influence.
Le groupe professionnel, le lieu d'habitation, les revenus ou le positionnement sur l'échelle sociale jouent également.

Les différents indices de nationalisme, de patriotisme, d'attitude face à l'immigration et à la mondialisation sont fortement liés au soutien en faveur de l'Europe.
Les personnes faiblement nationalistes, favorables à l'immigration et à la mondialisation, faiblement patriotes, sont nettement plus favorables à la construction européenne.
Tous ces indices traduisent en fait une attitude globale d'ouverture sur le monde. Comme le montre le tableau, le soutien à l'UE dépend davantage de ces indices que de l'identité politique globale (gauche, centre ou droite) : pour une même attitude à l'égard de l'immigration, le fait d'être de droite ou de gauche ne joue presque plus sur le sentiment européen. De même, chez les personnes favorables à la mondialisation.
Par contre, l'orientation politique joue encore, notamment pour le nationalisme identitaire : ainsi, ceux qui sont peu nationalistes, tout en étant de droite, sont très fortement européens (70 %).

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